À Versailles, le parfum n’était pas un simple accessoire : il accompagnait chaque instant de la vie de cour, des gants aux perruques poudrées. Plongée dans l’univers olfactif de Marie-Antoinette et des rois, et dans les créations de la Maison Dorin qui en sont inspirées.

La « cour parfumée »

Au XVIIIᵉ siècle, les courtisans parfument tout : leurs gants, leurs éventails, leurs mouchoirs et les poudres dont ils blanchissent leurs perruques et leur teint. On parle volontiers de « cour parfumée » sous Louis XV, où il est de bon ton de changer de senteur au fil des jours. Les fards et les poudres de riz, soigneusement parfumés, font partie de cet art de paraître.

C’est dans ce contexte qu’en 1780, la Maison qui deviendra Dorin est nommée fournisseur de la Cour de Versailles pour ses poudres et ses fards. Nous racontons cette histoire dans l’histoire de la Maison Dorin.

Les goûts de Marie-Antoinette

Marie-Antoinette, elle, aimait les senteurs légères et florales plutôt que les parfums lourds de la génération précédente : la rose, la violette, l’iris ou la fleur d’oranger, des notes fraîches qui rappellent les jardins et le Petit Trianon. La reine fait aussi aménager des pièces intimes à son goût, comme le Boudoir Turc du château de Fontainebleau, offert par Louis XVI en 1777, où le style français se mêle à des décors orientaux.

Ce boudoir a inspiré Le Boudoir Turc : une ambiance raffinée où le jasmin et la vanille se mêlent à des notes fleuries et poudrées, à l’image des goûts de la reine.

Le Boudoir Turc, inspiré de la pièce aménagée pour Marie-AntoinetteLe Boudoir Turc, inspiré de la pièce aménagée pour Marie-Antoinette

Les rois, leurs bureaux et leurs jardins

Les rois ont aussi laissé leur empreinte olfactive à Versailles. Le célèbre secrétaire de Louis XV, dit Bureau du Roi, chef-d’œuvre de l’ébénisterie du XVIIIᵉ siècle, se trouve toujours dans le Petit appartement du Roi. Le parfum Bureau du Roi en traduit l’atmosphère : des notes boisées mêlées à des effluves de tabac et de whisky.

Louis XIV, lui, raffolait des figues au point de faire planter des centaines de figuiers dans les jardins du château, avant même la fin de sa construction : un clin d’œil que l’on retrouve dans Figue Divine. Et pour une promenade dans les jardins à la française dessinés par André Le Nôtre, il y a Les Jardins du Château, floral et boisé.

Bureau du Roi, d’après le secrétaire de Louis XVBureau du Roi, d’après le secrétaire de Louis XV

Les bals et les poudres

Les bals de Versailles, avec leurs carnets où l’on notait ses cavaliers, ont inspiré Carnet de Bal : citron et petit grain en ouverture, puis un cœur de rose, de tubéreuse et d’ylang. Enfin, Versailles 1780 rend hommage aux poudres de la Cour avec la douceur poudrée de la violette, l’amande, la pêche et l’éclat d’un rouge à lèvres.

La collection Senteurs de Versailles

Toutes ces créations forment la collection Senteurs de Versailles, présentée dans le flacon historique de la Maison, laqué d’un blanc éclatant et signé du nom Dorin en dorure. Pour les découvrir avant de choisir, chacune existe aussi en format de 8 ml, comme Versailles 1780 8 ml.

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